Là où le chemin
m'a conduit.
Il est difficile de raconter un chemin spirituel sans lui donner, après coup, une apparence de logique. Pourtant, lorsque je regarde aujourd'hui les années qui ont précédé la naissance de la Foundation of Light, je ne peux pas dire que j'avais un plan. J'ai simplement avancé, étape après étape, en suivant ce qui se présentait à moi. Et, avec le recul, je découvre que certains de ces passages semblaient préparer le suivant.
Les premiers seuils — 2012 à 2024
Le 1er décembre 2012, j'apprends à ressentir physiquement l'énergie vitale puis je commence dans la foulée à pratiquer quotidiennement le Qi Gong médical au sein de l'école Shaolin Wahnam. À cette époque, je ne sais pas encore où cette pratique va me conduire à part m'aider à faire face aux difficultés de la vie. Je découvre ainsi une autre manière de percevoir l'être humain, l'énergie, le corps et les mouvements subtils qui peuvent se produire lorsque l'on apprend à être davantage présent à soi-même.
Cette pratique ouvre progressivement en moi un espace nouveau. Un espace d'écoute. Je comprends peu à peu que l'être humain ne se résume peut-être pas à ce qui est immédiatement visible, mesurable ou compréhensible par le mental. Mais je ne cherche pas encore à mettre des mots sur ce que je ressens. Le chemin se poursuit simplement.
À partir de 2014, un autre chemin d'exploration commence à prendre une place importante dans ma vie : pendant près de dix années, je me forme à l'analyse des rêves, des signes et des symboles. Je ne considère pas cette approche comme une manière de prédire l'avenir ou de chercher des réponses toutes faites. Elle m'apprend plutôt à observer. À écouter ce qui se manifeste derrière les images, les associations et les symboles. À accepter que certaines expériences intérieures puissent avoir plusieurs niveaux de compréhension et que leur sens ne soit pas toujours immédiat.
Avec le temps, les rêves sont ainsi devenus pour moi un espace d'écoute intérieure parmi d'autres. Pas une vérité à imposer. Pas une croyance à adopter. Simplement une autre manière de prêter attention à ce qui cherche parfois à se révéler à nous.
L'émergence du Langage de Lumière — été 2024
Autour de l'été 2024, quelque chose de nouveau commence à se manifester en moi : le Langage de Lumière. Je ne l'avais pas décidé. Je ne cherchais pas à apprendre un nouveau langage. Il est apparu progressivement, comme une forme d'expression qui semblait venir d'un espace différent de celui dans lequel je m'exprime habituellement.
Après toutes ces années consacrées à l'observation des rêves, des signes et des symboles, cette nouvelle expérience m'a invité à élargir encore ma manière d'écouter. J'ai commencé à comprendre que la transmission pouvait parfois dépasser les mots. Le Langage de Lumière est devenu pour moi une expérience de reconnexion : une manière de laisser circuler une information, une vibration ou une intention sans chercher nécessairement à la traduire par le mental.
Le rêve fondateur — décembre 2024
Quelques mois plus tard, en décembre 2024, j'ai reçu en rêve quelque chose qui allait donner une nouvelle direction à mon chemin. Le rêve était en anglais. Et c'est ainsi que j'ai reçu le nom Foundation of Light.
Je l'ai conservé dans sa forme originale. Ce détail a pour moi son importance. Car même si les premières étapes de ce projet sont aujourd'hui orientées vers un espace largement francophone, je ressens depuis son origine que ce qui cherche à naître ici dépasse une langue, une culture ou un territoire particulier.
Je n'ai pas vécu ce rêve comme une injonction à créer une organisation au sens conventionnel du terme. Je l'ai plutôt ressenti comme l'ouverture d'un espace. Un lieu où des êtres qui ressentent en eux cet appel vers davantage de conscience pourraient se retrouver, partager, recevoir et avancer ensemble. Un lieu où la Lumière ne serait pas une croyance à défendre, mais une expérience intérieure à rencontrer.
Apprendre à recevoir plutôt qu'à faire
Au fil de ce parcours, une compréhension s'est également approfondie en moi. Elle rejoint une dimension de la philosophie essénienne qui m'accompagne : celle de l'effacement progressif de l'ego afin de permettre à une volonté plus grande de pouvoir se manifester à travers nous.
Cela transforme profondément la manière d'envisager la transmission. Il ne s'agit plus de se demander : « Que puis-je faire ? » mais plutôt : « Puis-je devenir suffisamment disponible pour laisser passer ce qui cherche à se manifester ? »
Cette distinction est essentielle pour moi. Je ne me considère pas comme la source de ce qui est transmis. Je me considère comme un être humain en chemin, qui apprend à écouter, à recevoir et à servir au mieux ce qui lui est confié.
Le sceau — juillet 2025
En juillet 2025, après une période durant laquelle j'avais réalisé de nombreuses transmissions et soins de lumière auprès de différentes personnes, j'ai reçu un autre rêve particulièrement marquant. Dans ce rêve, une chevalière portant le sceau des guérisseurs intergalactiques m'était remise.
Après dix années consacrées à l'observation des rêves et des symboles, j'avais appris à ne pas chercher immédiatement une interprétation définitive à ce type d'expérience. Je n'ai donc pas vécu cette image comme un titre, une reconnaissance ou une forme de distinction. Je l'ai ressentie comme un symbole de responsabilité — un rappel que les expériences spirituelles ne sont pas là pour nourrir l'importance personnelle, mais pour nous inviter à davantage de service, de présence et d'intégrité.
Un collectif de Lumière
Dans cette évolution, je ressens également la présence et l'accompagnement d'un collectif d'êtres de lumière. Je ne souhaite pas ici leur donner de noms, de catégories ou d'étiquettes. La Foundation of Light n'a pas vocation à devenir une plateforme consacrée à une hiérarchie d'êtres ou à une vision « galactique » du monde.
Ce qui m'est demandé est beaucoup plus simple : créer et préserver un espace sacré. Un espace dans lequel chacun puisse venir avec son propre chemin, sa propre sensibilité et ses propres questions — un espace où différentes formes de transmission, de conscience et d'expérience peuvent se rencontrer sans avoir besoin d'être enfermées dans un système.
Pourquoi la Foundation of Light existe aujourd'hui
Avec le temps, j'ai compris que la Foundation of Light n'était peut-être pas quelque chose que je devais « construire » au sens habituel du terme. Elle est plutôt quelque chose que je suis invité à servir. Je n'en suis pas la destination. Je n'en suis pas la source. J'en suis simplement l'un des gardiens et des passeurs.
Ce lieu naît donc de mon propre parcours, mais il ne m'appartient pas. Il est ouvert à celles et ceux qui ressentent l'appel d'une évolution intérieure, d'une conscience plus vaste et d'une relation plus profonde avec la Lumière.
Les premières étapes de cette aventure seront principalement proposées en français. Mais la vision qui a donné naissance à la Foundation of Light n'est pas francophone. Dès le premier rêve, elle m'est apparue dans une autre langue. Peut-être était-ce simplement une manière de me rappeler que ce qui est véritablement essentiel n'a pas de langue.
Un lieu pour se souvenir
Je ne souhaite pas promettre à qui que ce soit une transformation particulière. Je ne souhaite pas convaincre. Je souhaite simplement ouvrir une porte.
Une porte vers un espace où chacun puisse ralentir, écouter et peut-être retrouver quelque chose qu'il portait déjà en lui. Car au fond, je ne crois pas que nous ayons à devenir quelqu'un d'autre pour nous rapprocher de la Lumière. Peut-être avons-nous simplement à retirer progressivement ce qui nous empêche de la laisser se manifester.
C'est le chemin que j'ai moi-même commencé à parcourir en 2012. Et c'est là où ce chemin m'a conduit aujourd'hui : à ouvrir un espace de Lumière, non pas pour dire aux autres où aller, mais pour cheminer ensemble vers ce que chacun est appelé à devenir.